- Les élections : évaluer… et continuer!
Une élection, c’est, en quelque sorte, un temps d’arrêt pour faire le point, évaluer les forces et les faiblesses et poser un jugement. La force de la démocratie tient justement au fait que ce ne sont pas les politiciens qui posent un jugement sur leurs accomplissements ou la valeur de leurs promesses, mais bel et bien les citoyens-électeurs.
Administrer n’est pas chose facile : il faut souvent prendre des décisions qui, parce qu’elles changent des habitudes, des façons de faire, risquent d’être impopulaires. Comme le disait si bien la chanson : «Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir!»
Cesser de couper son gazon au bord du lac, revégétaliser la rive, faire évaluer le fonctionnement de son installation septique, obtenir une vignette pour son bateau, autant de «contraintes» qui obligent à changer non seulement des façons de faire, mais, chose encore plus difficile, des façons de penser. Accepter de le faire, c’est oublier son petit confort pour penser au bien commun.
Quand une majorité de citoyens fait cet effort, une collectivité s’enrichit parce qu’elle renonce à la courte vue et accepte de préparer l’avenir.
J’ai fait, cet été, à plusieurs reprises, le tour du Lac Archambault en bateau et j’ai constaté un immense changement. Fini le déboisement des rives pour les nouvelles constructions, revégétalisation de très nombreux littoraux : un rêve de 35 ans devenu réalité! Que d’implications dans cette victoire du respect de la nature sur la courte vue des nostalgiques qui rêvent… de rebâtir la ville à la campagne.
Implication des associations de lacs, des riverains, des autorités municipales qui ont eu le courage de déranger bien des conforts (et des intérêts!) pour donner sa chance… à l’avenir!
Et puisque l’heure des bilans et des choix est maintenant passée, continuons à bâtir l’avenir. Ensemble!
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- La vallée du lac Archambault
Nous vivons dans un bel écrin: de belles montagnes qui recèlent un précieux bijou : notre beau lac Archambault. L’Association pour la protection de l’environnement du lac Archambault (APELA) a donc voulu tenir compte de cette réalité géographique en posant comme première condition d’appartenance à l’Association, le fait «d’avoir un lieu de résidence dans la vallée du lac Archambault», une condition en quelque sorte «géographique» !
Au parc des Pionniers, une plaque s’adresse en ces termes aux visiteurs :
Des montagnes que vous contemplez,
par ruisseaux et rivières,
toute cette eau est venue jusqu’à vous,
précieuse comme la vie,
mais comme elle, fragile et délicate.
Serez-vous de ceux qui l’aimeront, la protégeront
ou de ceux qui l’empoisonneront ?
De ce bel écrin de montagnes, donc, par ruisseaux et rivières, toute cette eau est venue jusqu’à nous. Notre vallée est, en quelque sorte, le dépositaire d’un trésor aussi fragile que précieux. Que nous habitions le village ou ailleurs au pourtour du lac – et même en montagne – nous sommes les gardiens de ce trésor.
L’APELA se penche actuellement sur la question – sérieuse – des constructions en montagne. Parce que des montagnes que nous contemplons toute cette eau est venue vers nous, l’Association veut s’assurer que ce qui vient d’en haut ne compromette pas la beauté de ce qui vit en bas.
La vallée du lac Archambault mérite qu’on en prenne le plus grand soin : sa beauté n’a d’égale que sa fragilité.
Le vice-président,
Émile Robichaud